
Avant Jerry Thomas, le cocktail n'avait pas de nom, de forme ni de prestige. Ce barman new-yorkais a codifié la mixologie américaine dans The Bar-Tender's Guide (1862), le premier recueil systématique de recettes, et a fait du bar un spectacle.
Jerry Thomas naît en 1830 dans le Connecticut et commence très jeune à travailler derrière un bar. Il parcourt la côte Ouest pendant la ruée vers l'or, ouvre des saloons à San Francisco, puis revient à New York où il dirige le bar de l'hôtel Metropolitan et, plus tard, celui du Planter's House de Saint-Louis.
Maître-showman, il popularise le Blue Blazer, un numéro de feu où deux timbales de whisky enflammé sont passées d'un verre à l'autre. Son style élégant, sa tenue impeccable et son sens du théâtre font de lui la première star du métier.
En 1862 paraît The Bar-Tender's Guide, le premier livre de recettes de cocktails publié aux États-Unis. Il recense plus de 200 recettes — punches, cobblers, smashes, sours, fizzes et flips — et pose les bases de la mixologie moderne. La sélection qui suit reprend ses créations et ses signatures absolues.

Le spectacle de Jerry Thomas : whisky chauffé, enflammé, jeté d'un verre à l'autre avant d'être éteint à l'eau bouillante.

























Jerry Thomas (1830-1885) est considéré comme le père du bartending américain. Barman itinérant, showman et auteur du premier guide de cocktails américain, The Bar-Tender's Guide (1862), il a codifié les recettes et les techniques qui ont façonné la mixologie moderne.
Le Blue Blazer, un numéro de feu où le whisky enflammé est versé d'une timbale à l'autre, reste sa signature la plus spectaculaire. Le Martinez, ancêtre du Martini, et le Tom and Jerry figurent aussi parmi ses classiques.
The Bar-Tender's Guide, publié en 1862, est le premier recueil de recettes de cocktails publié aux États-Unis. Il recense plus de 200 recettes et est encore édité aujourd'hui sous le titre How to Mix Drinks.